Qu'est-ce que la spasticité ?
La spasticité est une augmentation anormale du tonus musculaire — c'est-à-dire de la tension permanente dans les muscles — causée par une lésion du système nerveux central. Après un AVC, elle survient parce que le cerveau ne contrôle plus correctement les muscles affectés.
Cause neurologique
La lésion cérébrale de l'AVC perturbe les voies de commande descendantes qui régulent le tonus musculaire. Sans ce frein, les muscles se contractent de façon excessive et involontaire.
Quand apparaît-elle ?
Généralement dans les 1 à 3 mois suivant l'AVC. Elle peut s'aggraver progressivement si elle n'est pas prise en charge, conduisant à des rétractions musculaires et des déformations.
Qui est concerné ?
20 à 40 % des patients après un AVC développent une spasticité significative. Elle touche le plus souvent le membre supérieur (bras, poignet, doigts) et le membre inférieur (jambe, pied).
Est-elle réversible ?
Le traitement ne guérit pas la cause neurologique, mais il réduit significativement les contractures, améliore la fonction, soulage la douleur et facilite les soins — avec des effets durables.
À retenir : La spasticité n'est pas une fatalité. Une prise en charge précoce et adaptée permet de conserver la mobilité, d'améliorer la qualité de vie et de prévenir les complications (rétractions, escarres, douleurs chroniques).
Comment reconnaître la spasticité ?
La spasticité se manifeste de façons très variables selon les patients. Voici les signes les plus fréquents que vous pouvez observer ou ressentir.
Membre supérieur
Bras plié contre le corps, avant-bras fléchi, poignet et doigts crispés ou en griffe. Difficulté à ouvrir la main, à tendre le bras, à se laver ou s'habiller.
Membre inférieur
Jambe raide ou en extension, pied "tombant" ou en équin (pointe vers le bas). Difficultés à marcher, risque de chutes, fatigue à la marche.
Douleurs
Crampes, douleurs musculaires, spasmes douloureux — surtout la nuit. Les contractures entretiennent un cercle vicieux douleur-spasticité difficile à briser sans traitement.
Impact quotidien
Difficultés pour s'habiller, se laver, tenir des objets, monter des escaliers. La spasticité non traitée complique aussi le travail des kinésithérapeutes et ergothérapeutes.
Comment la spasticité est-elle traitée ?
La prise en charge de la spasticité est multidisciplinaire. Elle ne se limite pas aux injections — elle s'inscrit dans un projet thérapeutique global coordonné par le médecin MPR.
Évaluation MPR initiale
Le Dr LESSEDJINA évalue la sévérité de la spasticité (échelles Ashworth, MAS), les muscles cibles, le retentissement fonctionnel et les objectifs prioritaires du patient (marche, préhension, douleur, soins…).
Rééducation intensive
La kinésithérapie et l'ergothérapie sont indispensables avant et après l'injection pour maintenir les gains obtenus et prévenir les rétractions. Le protocole NeuralCare 92 intègre ces professionnels dès le départ.
Injections de toxine botulique
Pour les spasticités modérées à sévères, les injections de toxine botulique (Botox®, Dysport®, Xeomin®) dans les muscles cibles réduisent la contracture localement, sans affecter la conscience ou les fonctions cognitives.
Suivi et réinjections
L'effet de la toxine dure 3 à 4 mois. Des réinjections régulières sont nécessaires. Le Dr LESSEDJINA assure le suivi MPR après chaque injection et ajuste le protocole en fonction de la réponse clinique.
Les injections de toxine botulique
La toxine botulique est le traitement de référence de la spasticité focale. Elle bloque temporairement la transmission neuromusculaire dans les muscles injectés, permettant leur relâchement.
Comment ça se passe ?
Réalisées en hôpital de jour à la Clinique Marcel Sembat, sous repérage électromyographique. Durée : 30 à 60 min. Retour à domicile le jour même. Effets visibles sous 8 à 15 jours.
Accès à la PUI
La Clinique Marcel Sembat dispose d'une Pharmacie à Usage Intérieur (PUI). Cela permet la dispensation des toxines en Liste en Sus (Botox®, Dysport®, Xeomin®) dans le cadre du remboursement hospitalier.
Remboursement
Les toxines botuliques pour spasticité post-AVC sont inscrites sur la Liste en Sus et prises en charge à 100 % dans le cadre de l'hospitalisation de jour. Aucun reste à charge pour la toxine.
Délai d'accès
Délai inférieur à 30 jours après la demande d'adressage au réseau NeuralCare 92 — contre 6 à 12 mois d'attente en milieu hospitalier public dans les Hauts-de-Seine.
Précision médicale : La toxine botulique n'agit que sur les muscles injectés. Elle ne passe pas dans le sang en quantité significative et n'affecte ni la mémoire, ni la conscience, ni les organes internes. C'est un traitement local, réversible et bien toléré.
La prise en charge de la spasticité chez NeuralCare 92
Le réseau NeuralCare 92 propose une prise en charge intégrée de la spasticité post-AVC, de l'évaluation MPR initiale jusqu'aux réinjections de suivi, en coordination avec les rééducateurs.
Ce que propose NeuralCare 92
Bilan MPR et évaluation de la spasticité sous 15 jours
Injections de toxine botulique en hôpital de jour — Clinique Marcel Sembat
Accès PUI pour toxines inscrites en Liste en Sus (remboursées à 100 %)
Coordination avec kinésithérapeute et ergothérapeute du réseau
Délai d'accès < 30 jours (contre 6–12 mois en hospitalier public)
Compte-rendu transmis au médecin traitant et neurologue référent sous 5 jours
Clinique Marcel Sembat — Hôpital de jour
Boulogne-Billancourt · Hauts-de-Seine · M9 Marcel Sembat
Injections sous repérage EMG · Accès PUI · Retour à domicile le jour même